
Coups de vents
et
Fiction en épisodes : "Altencia"
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Mindy. Tout était résumé dans ce prénom américain qui avait débarqué ici je ne sais pas quel tuyau pourri. Mindy. Comme quoi un prénom détermine parfois le destin d’une personne… Mindy n’était pas juste un peu « Mindy ». Elle était 100% Mindy. Il n’y a pas une série, pas un film où apparaisse une Mindy qui soit autre chose qu’une sorte de garce agaçante à laquelle on préfère ne pas faire passer de teste de QI. Autant dire que je n’ai pas fait long feu chez Stan. L’imaginer avec Stan me flanquait des vérues rien que d’y penser. Décidément, il s’était passé pas mal de chose durant mon absence. Mindy mariée en était une belle. Avec Stan, j’étais tout simplement assommé ! C'était comme chercher quelque chose de pourri qui pue dans la baraque sans pouvoir trouver l'origine de l'odeur. Un bout d'horreur dans un champs de beauté...
Je me souvenais de Stan lorsque nous étions plus jeune, ce vieux Stan s’inquiétant de nos performances de séducteurs, le même Stan qui lorsqu’il nous voyait avec les filles faisait sa bouche de rond de chapeau en déclarant « Je vois qu’on ne s’emmerde pas les jeunes ! ». Je l’entendais encore dire « Le plus beau cul de la côte c’est Mindy ! La plus belle paire de nichons c’est Jessica ! J’en vois passer pas mal dans ma boutique, il n’y a pas photo. Certes Jessica n’a pas les plus gros, mais il s’agit de la perfection faite nichon! ».
Bien, finalement, le temps été passé, Mindy avait toujours un sacré cul, elle semblait mieux le savoir que jamais, et je préférais ne même pas imaginer ce que Stan faisait de ce qu’il appelait « le plus beau cul de la côte ». J’avais autre chose en tête, et mes jambes ne restèrent pas longtemps sciées. Le cyber café venait enfin d’ouvrir. J’ai salué le gars derrière ses machines et je me suis mis au boulot parmi les quelques vacanciers. Bosser chez Christophe était décidément impossible. Céline me faisait payer cher en réflexions acides pour connecter mon PC chez eux. Quand au débit n’en parlons même pas. Je n’avais pas vraiment de chez moi, la réfection de ma baraque durait plus longtemps qu’annoncé. J’avais le sentiment de camper, de squatter des lieux, des endroits. Chez les autres. Hors cette situation ne pouvait plus durer.
photographie par PARANOIA : www.likeamonster.joueb.com
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